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Que contient l’accord 2026-2027 ?
L’accord s’inscrit dans un budget de 1,72 milliard d’euros pour les soins dentaires en 2026. Voici les mesures qu’un cabinet remarque en premier.
- Tous les honoraires indexés de 2,72 % au 1er janvier 2026.
- L’examen buccal annuel porté de 78,58 € à 82 €, appliqué depuis le 1er juin 2026 ; à partir de 18 ans, il inclut le DPSI.
- Une deuxième radiographie intrabuccale payée au même honoraire que la première, depuis le 1er janvier 2026.
- Les prothèses amovibles de 1 à 7 dents revalorisées, depuis le 1er janvier 2026.
- La règle de continuité pour le détartrage supprimée.
- De nouveaux tarifs maximaux pour l’orthodontie, et pour les obturations et reconstitutions à partir de 19 ans : 10 € pour une face, 15 € pour deux ou trois faces.
- L’accord prévoit qu’une radiographie panoramique à partir de 19 ans ne soit plus remboursée que tous les trois ans au lieu de tous les deux ans, avec un groupe cible limité qui garde l’ancienne règle.
- La lecture de l’identité du patient à chaque facturation électronique en tiers payant, obligatoire depuis le 1er octobre 2026.
Que veut dire conventionné pour le dentiste et pour le patient ?
Un dentiste conventionné applique les honoraires de l’accord aux consultations et prestations de la nomenclature. Il ne peut les dépasser que si le patient a des exigences particulières, comme une heure ou un lieu sans nécessité médicale, ou en appliquant les tarifs maximaux de l’accord, avec un consentement éclairé. Les prestations hors nomenclature ne sont pas des suppléments.
Un dentiste non conventionné peut s’écarter des tarifs de l’INAMI, avec deux limites : depuis le 1er juillet 2026, plus aucun supplément aux bénéficiaires de l’intervention majorée, pour aucune prestation remboursable, et aucun supplément quand il applique le tiers payant. Le remboursement du patient est le même dans les deux cas : la règle des moins 25 % ne s’applique pas aux dentistes.
| Prestation, à partir de 19 ans | Honoraire | Remboursement | Part personnelle |
|---|---|---|---|
| Consultation chez le dentiste généraliste | 31,84 € | 25,84 € | 6,00 € |
| Examen buccal annuel | 82,00 € | 78,00 € | 4,00 € |
| Obturation, deux faces | 59,58 € | 50,08 € | 9,50 € |
| Première radiographie intrabuccale | 15,92 € | 12,42 € | 3,50 € |
Qu’est-ce qu’une adhésion partielle ?
Un dentiste peut adhérer pour une partie de son activité, de l’une de deux manières. Sur les 7 248 dentistes qui ont adhéré, 1 359 l’ont fait partiellement. Pendant les heures sous l’accord, les honoraires et les tarifs maximaux s’appliquent ; en dehors, il peut facturer des suppléments, sauf aux bénéficiaires de l’intervention majorée.
- Au moins 20 heures par semaine sous l’accord, par plages d’au moins deux heures consécutives, avec le lieu où elles se tiennent.
- Ou la moitié de l’activité totale, avec un minimum de 8 heures, avec les heures et les lieux de toute l’activité.
- Les heures et les lieux s’enregistrent dans ProSanté et valent à partir du moment où ils sont communiqués.
SourceAccord national dento-mutualiste 2026-2027, §5.2.1, et sa version publiée par l’INAMI
Quel est le montant du statut social pour les dentistes conventionnés ?
Pour l’année de prime 2026, le statut social s’élève à 4 592,21 €, versés en 2027. Pour 2025, il était de 3 860,98 €. La hausse est financée par la suppression de la prime télématique. Un dentiste partiellement conventionné reçoit le même montant qu’un dentiste entièrement conventionné.
Les conditions : avoir adhéré toute l’année de prime, sauf l’année d’attribution du numéro INAMI ; être agréé comme dentiste généraliste ou spécialiste ; et attester au moins 300 prestations, sauf si vous avez votre numéro INAMI depuis moins de cinq ans. Pour l’avantage social, un contrat d’assurance ou de pension doit être conclu au plus tard le 31 décembre de l’année de prime. La demande passe par ProSanté. Les dentistes qui ont adhéré dans les six arrondissements sans accord gardent le droit au statut social.
SourceINAMI, statut social des dentistes ; accord national 2026-2027, §3.5 d ; AR du 5 mai 2020
Où l’accord ne s’applique-t-il pas ?
Un accord tombe dans un arrondissement si plus de la moitié des dentistes y refusent. C’est le cas dans six arrondissements, contre onze en 2024, dont Neufchâteau, le seul en Wallonie. Les honoraires de l’accord n’y sont pas contraignants, sauf pour ceux qui ont adhéré. L’interdiction des suppléments pour l’intervention majorée et l’obligation d’afficher votre statut et vos tarifs s’y appliquent, et le remboursement du patient reste le même.
L’adhésion province par province, avec 81,6 % en province de Liège et 41,6 % en province d’Anvers, est sur la page dentistes par province.
| Arrondissement | Part des dentistes ayant refusé |
|---|---|
| Malines | 61,7 % |
| Anvers | 58,6 % |
| Roulers | 55,9 % |
| Turnhout | 55,1 % |
| Saint-Nicolas | 54,6 % |
| Neufchâteau | 52,5 % |
Un dentiste peut-il encore adhérer ou changer de statut ?
Refuser ou adhérer partiellement était possible jusqu’au 11 mars 2026, trente jours après la publication. Qui n’a rien fait a adhéré entièrement. Après ce délai, d’autres règles s’appliquent, dans ProSanté.
- Qui a refusé peut adhérer à tout moment, entièrement ou partiellement, à partir de la date d’enregistrement ou d’une date ultérieure.
- Qui a adhéré entièrement ne peut passer à une adhésion partielle ou refuser qu’avant le 15 décembre, avec effet au 1er janvier.
- Qui a adhéré partiellement peut adhérer entièrement à tout moment, et modifier ses heures quand il le veut.
SourceProSanté, règles de base du statut de conventionnement ; accord national 2026-2027, §5.1 et §5.3
Que doit afficher un cabinet pour ses patients ?
Depuis le 1er mars 2024, l’affiche officielle de l’INAMI doit figurer dans la salle d’attente, avec votre statut, les heures sous et hors accord et les tarifs des prestations les plus courantes. Si votre cabinet a un site web ou un profil en ligne, l’affiche doit aussi y figurer selon la FAQ de l’INAMI, en plus de celle de la salle d’attente. Qui n’informe pas les patients à l’avance des heures hors accord ne peut pas, à ces heures-là, demander plus que les honoraires de la nomenclature.
Les patients vérifient le statut d’un dentiste dans Health PRO, le moteur de recherche de l’INAMI et du SPF Santé publique.
SourceINAMI, FAQ sur l’affichage des tarifs ; loi SSI du 14 juillet 1994, article 73 §1
Le tiers payant est-il obligatoire pour les dentistes ?
Non. Depuis 2022, un dentiste peut appliquer le tiers payant à toutes les prestations, à tout âge, mais il n’est obligatoire que pour les restaurations dentaires difficiles chez les patients atteints d’un cancer et en cas d’anodontie. Qui l’applique facture les tarifs de l’accord, sans supplément, et passe par eFact.
Depuis le 1er octobre 2026, l’identité du patient doit être lue à chaque contact quand vous appliquez le tiers payant par voie électronique ; une erreur peut faire rejeter la facture. Ce que cela change à l’accueil est expliqué sur la page vérification d’identité en tiers payant.
Que disent les associations professionnelles ?
Côté francophone, la Société de Médecine Dentaire et la Chambre de Médecine Dentaire ont signé l’accord. Côté néerlandophone, le VVT l’a signé et attribue la hausse des adhésions à l’adhésion partielle assouplie et aux nouveaux tarifs maximaux ; le VBT ne l’a pas signé, surtout à cause des règles de l’adhésion partielle, et laisse le choix à chaque dentiste.
SourceAccord national dento-mutualiste 2026-2027, signataires ; SMD, page INAMI sur dentiste.be
Qu’est-ce que l’accord change au téléphone du cabinet ?
Les patients appellent avec les mêmes questions : êtes-vous conventionné, combien coûte un contrôle, combien je paie moi-même, et avec l’intervention majorée ? Un secrétariat IA pour cabinet dentaire y répond avec ce que le cabinet a écrit : le statut de chaque dentiste, les heures sous l’accord en cas d’adhésion partielle et les tarifs que vous indiquez. Il n’annonce jamais un montant que vous ne lui avez pas donné.
Ce que les cabinets nous demandent
Depuis quand l’accord dento-mutualiste 2026-2027 s’applique-t-il ?
Il couvre la période du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027 et a été publié au Moniteur belge le 9 février 2026. Le 19 mars 2026, la Commission nationale a constaté que 60,48 % des dentistes y avaient adhéré, de sorte qu’il s’applique depuis mars 2026, sauf dans les arrondissements d’Anvers, Malines, Turnhout, Roulers, Saint-Nicolas et Neufchâteau.
Combien de dentistes sont conventionnés ?
Selon l’INAMI, 7 248 dentistes sur 11 984 ont adhéré, soit 60,48 %, dont 1 359 partiellement. En 2024, c’était 56,97 %.
Un patient est-il moins remboursé chez un dentiste non conventionné ?
Non. Le remboursement de la mutualité est le même ; un éventuel supplément reste à charge du patient. La règle qui réduit le remboursement de 25 % chez les prestataires non conventionnés ne s’applique pas aux dentistes, selon l’INAMI.
Un dentiste peut-il facturer des suppléments aux bénéficiaires de l’intervention majorée ?
Non. Depuis le 1er juillet 2026, aucun dentiste, conventionné ou non, ne peut facturer de supplément pour une prestation dentaire remboursable à un patient bénéficiaire de l’intervention majorée. Les tarifs maximaux de l’accord ne comptent pas comme des suppléments.
Comment savoir si un dentiste est conventionné ?
Dans Health PRO, le moteur de recherche de l’INAMI et du SPF Santé publique, où chaque profil indique le statut de conventionnement. Au cabinet, l’affiche officielle est en salle d’attente, et selon l’INAMI aussi en ligne si le cabinet a un site web ou un profil en ligne.