Nouveaux patients chez le dentiste : ce que disent 230 sites de cabinets belges

En septembre 2026, nous avons lu les sites internet de 230 cabinets dentaires belges. En Flandre, 24 % annoncent qu’ils ne prennent plus de nouveaux patients, et 8 % de plus ne le font qu’en partie ou via une liste d’attente. En Wallonie et à Bruxelles, nous n’avons trouvé aucun arrêt complet dans l’échantillon. Un cabinet sur quatre permet de prendre rendez-vous en ligne, et WhatsApp comme canal de contact est presque absent. Il n’existe aucun chiffre officiel sur les arrêts d’inscription en Belgique : il s’agit d’un échantillon de sites, avec ses marges d’erreur.

Dernière mise à jour

Combien de cabinets ne prennent plus de nouveaux patients ?

En Flandre, un site de cabinet sur quatre annonce un arrêt des nouveaux patients (« patiëntenstop ») : 34 sur 141. En ajoutant les arrêts partiels et les listes d’attente, un cabinet flamand sur trois dit à un nouveau patient qu’il ne peut pas le recevoir tout de suite. Un arrêt partiel ne vaut que pour l’orthodontie, par exemple, ou n’accepte plus que les patients de la commune.

En Wallonie, nous n’avons trouvé aucun arrêt sur 51 sites, et à Bruxelles, sur 38 sites, un seul cabinet qui ne prend pas de nouveaux patients pendant les périodes chargées. Sur plusieurs sites francophones, nous avons au contraire trouvé un formulaire ou un bouton permettant à un nouveau patient de demander un premier rendez-vous.

La marge est l’intervalle de confiance à 95 % (Wilson). Chaque mention de nouveaux patients a été lue et classée par une personne, y compris les exceptions pour les membres de la famille de patients existants.
RégionSites lusArrêt des nouveaux patientsArrêt partielListe d’attente pour nouveaux patients
Flandre14134 (24 %, marge 18 à 32 %)4 (3 %)7 (5 %)
Wallonie510 (marge 0 à 7 %)00
Bruxelles380 (marge 0 à 9 %)1 (3 %)0
Belgique23034 (15 %, marge 11 à 20 %)5 (2 %)7 (3 %)

Pourquoi surtout en Flandre ?

Ces chiffres ne permettent pas de le dire, et nous ne ferons pas semblant. Ce qui est établi : le gouvernement flamand parle d’une pénurie historique de dentistes, et le nombre de dentistes par habitant baisse. Mais le Gouvernement wallon range lui aussi les dentistes parmi les métiers en pénurie persistante, et la Commission fédérale de planification juge la répartition inégale justement la plus aiguë en Wallonie.

Une explication possible : en Flandre, annoncer un arrêt sur son site est devenu une habitude, tandis qu’un cabinet wallon ou bruxellois donne un long délai sans l’écrire en ligne. C’est une hypothèse, pas un résultat. Les chiffres officiels sont sur la page consacrée à la pénurie de dentistes et d’assistantes dentaires.

Comment un patient prend-il rendez-vous ?

Le plus souvent encore par téléphone. Un cabinet sur quatre permet de prendre rendez-vous en ligne : 55 sur 230, à peu près autant dans les trois régions. Parfois seulement pour un contrôle, ou seulement pour les patients existants. Deux tiers des sites affichent une adresse e-mail.

WhatsApp comme canal de contact est presque absent : 2 sites sur 230 ont un bouton WhatsApp, tous deux à Bruxelles. Nous avons trouvé une fenêtre de chat sur 10 sites.

Le rendez-vous en ligne compte un lien vers une plateforme de réservation, ou un texte invitant à réserver en ligne, vérifié par une personne. Les plateformes les plus fréquentes : Progenda (13) et Doctoranytime (12), puis Doctena et Rosa.
FlandreWallonieBruxellesBelgique
Rendez-vous en ligne34 sur 141 (24 %)10 sur 51 (20 %)11 sur 38 (29 %)55 sur 230 (24 %, marge 19 à 30 %)
Adresse e-mail sur le site100 (71 %)30 (59 %)26 (68 %)156 (68 %)
Bouton WhatsApp002 (5 %)2 (1 %)
Fenêtre de chat3 (2 %)3 (6 %)4 (11 %)10 (4 %)

Qu’est-ce que cela change pour l’accueil d’un cabinet ?

Le téléphone reste la porte d’entrée, même dans un cabinet qui ne prend plus de nouveaux patients. Un nouveau patient qui ne lit pas le site appelle quand même, et quelqu’un doit lui expliquer aimablement que ce n’est pas possible, où il peut s’adresser et s’il existe une liste d’attente. Dans un cabinet qui doit refuser un nouvel appelant sur trois, cela prend une bonne partie de la journée.

Cette conversation n’a pas à être menée par l’assistante au fauteuil. Un secrétariat IA pour cabinet dentaire peut la tenir chaque fois de la même façon, proposer la liste d’attente si vous en avez une, et continuer à planifier les patients existants.

Comment nous avons mesuré

Nous sommes partis d’OpenStreetMap, la carte ouverte que chacun peut utiliser. Elle compte 951 cabinets dentaires belges, dont 321 avec un site internet. Après retrait des sites en double et des profils Facebook ou de plateformes de réservation, il restait 291 sites de cabinets. Nous avons pu en lire 230 : 44 étaient injoignables, 16 n’affichaient pas de texte sans JavaScript, et un demandait à ne pas être lu.

Pour chaque site, nous avons lu la page d’accueil et jusqu’à quatre pages comme contact, rendez-vous et informations pratiques, le 28 septembre 2026, lentement et en respectant robots.txt. Le texte n’a été conservé que le temps de le classer. Seuls des signaux oui ou non par région ont été gardés, et nous ne citons aucun cabinet.

  • L’échantillon n’est pas aléatoire : OpenStreetMap ne connaît pas tous les cabinets, et un cabinet sans site n’y figure pas. La Wallonie est légèrement sous-représentée (22 % des sites lus, contre 29 % des dentistes), la Flandre légèrement surreprésentée.
  • Un site peut ne pas être à jour : un arrêt levé peut y figurer encore, et inversement.
  • Ce qui figure dans une image ou n’apparaît qu’avec JavaScript nous a échappé.
  • Deux signaux mesurés, les heures d’appel et l’information sur la garde, ne sont pas publiés : notre liste de mots les repérait mieux en néerlandais qu’en français, ce qui aurait faussé la comparaison entre régions.

OpenStreetMap, cabinets dentaires en Belgique (amenity=dentist et healthcare=dentist), extraits le 28 septembre 2026, © contributeurs OpenStreetMap, ODbL

Ce que les cabinets nous demandent

Combien de dentistes ne prennent plus de nouveaux patients en Belgique ?

Il n’existe aucun chiffre officiel. Dans notre échantillon de 230 sites de cabinets en septembre 2026, 24 % des sites flamands annoncent un arrêt des nouveaux patients (marge 18 à 32 %), contre aucun des sites lus en Wallonie et à Bruxelles. Sur toute la Belgique, cela fait 15 %.

Quel dentiste accepte encore de nouveaux patients ?

Nous ne citons aucun cabinet. Ce que nous avons vu : beaucoup de cabinets qui ont arrêté font une exception pour la famille de patients existants, et certains tiennent une liste d’attente sur laquelle vous pouvez vous inscrire. Appelez quelques cabinets près de chez vous et posez la question.

Puis-je reprendre ces chiffres ?

Oui, volontiers, en citant la source avec un lien vers cette page, pour que le lecteur puisse vérifier la méthode et les marges. Ces chiffres viennent d’un échantillon de sites, pas d’une statistique officielle.

Quelles plateformes de rendez-vous en ligne les dentistes belges utilisent-ils ?

Dans notre échantillon, surtout Progenda et Doctoranytime, puis Doctena et Rosa. Une partie des cabinets réserve via son propre système sur son site. Un cabinet sur quatre permet de prendre rendez-vous en ligne, parfois seulement pour un contrôle ou pour les patients existants.

Tilcao est le système d’exploitation du cabinet dentaire en Belgique, avec un agent IA d’accueil qui répond aux appels et aux messages WhatsApp des patients en français, en néerlandais et en anglais, et qui prend, déplace et annule les rendez-vous dans l’agenda du cabinet.

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